Ce guide du propriétaire à Montréal 2026 s’adresse aux propriétaires qui touchent (ou prévoient toucher) des revenus de location à partir des types de biens les plus courants à Montréal, notamment :
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Unités de copropriété (tours au centre-ville, immeubles du centre, et plus petits ensembles de copropriétés)
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Duplex / triplex / immeubles à logements multiples et immeubles à appartements
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Maisons unifamiliales louées comme propriété de placement
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Logement au sous-sol ou toute situation où vous louez une partie de votre résidence (sans louer la propriété au complet)
Ce guide vise aussi plusieurs profils de propriétaires :
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Propriétaires débutants qui louent un logement locatif pour la première fois
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Propriétaires ayant plusieurs immeubles locatifs et qui veulent des systèmes cohérents
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Propriétaires non résidents de Montréal qui s’appuient sur des entrepreneurs, un gestionnaire ou une bonne documentation
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Propriétaires qui offrent des locations meublées et flexibles et qui veulent réduire les périodes de vacance
Ce texte ne constitue pas un avis juridique. Consultez un avocat spécialisé en logement au Québec lorsque vous faites face à un différend susceptible d’être porté au Tribunal, à un dossier de reprise/éviction, à un conflit de cession de bail lié au projet de loi 31, ou à toute situation impliquant des montants importants, des enjeux de sécurité ou une relation locateur-locataire qui s’est clairement détériorée.
Réalité du marché locatif à Montréal en 2026
Points de pression saisonniers : 1er juillet et cycle étudiant
Le marché locatif montréalais fonctionne encore par vagues prévisibles. La plus importante est le 1er juillet, moment où un grand nombre de baux se terminent et commencent en même temps. Cette ruée influence tout : le volume d’annonces, la concurrence pour les visites et le temps réel dont disposent les propriétaires pour remettre un logement en état entre deux locataires.
Une deuxième pression arrive avec le cycle étudiant : les arrivées de fin d’été près des grands campus et des lignes de métro. Même si votre logement n’est pas destiné aux étudiants, la réalité est qu’un bassin énorme de locataires magasine au même moment, et les meilleures options partent tôt.
Ce qu’il faut retenir : juillet et août sont les mois où de petites erreurs opérationnelles coûtent cher. Si vous voulez des locataires stables et moins de problèmes, il faut que votre logement soit prêt, fixé à un prix réaliste et facile à louer rapidement.
Vacance et concurrence : les bases
Protéger ses revenus dans un marché serré se résume souvent à trois éléments :
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Un prix qui reflète la valeur réelle du logement (pas seulement le montant souhaité)
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La rapidité : photos professionnelles, réponses rapides et logistique claire pour les visites
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La sélection : vérifications et documents qui réduisent le risque de non-paiement et de litiges
Un logement vacant ne rapporte rien. Un locataire mal sélectionné peut aussi faire chuter vos revenus par des retards de paiement, des dommages ou des conflits constants. L’objectif n’est pas seulement de « louer vite », mais de louer correctement.
Cadre juridique au Québec : TAL et bases du Code civil
Rôle du TAL (ce qu’il couvre)
Au Québec, la relation entre locateur et locataire s’inscrit dans le cadre du Code civil, et les litiges sont traités par le Tribunal administratif du logement (TAL). Le TAL couvre notamment les augmentations de loyer, les renouvellements, les dossiers de non-paiement, les litiges liés à l’habitabilité et aux réparations, ainsi que certains recours de reprise/éviction.
Obligations du propriétaire pour rester conforme
Concrètement, les responsabilités d’un propriétaire au Québec incluent l’obligation de fournir un logement propre, sécuritaire et fonctionnel — surtout en ce qui concerne le chauffage et la plomberie — et de gérer les avis dans les délais. La partie « papier » compte autant : conserver des traces, envoyer les avis à temps et documenter l’état du logement vous protège lors d’un différend.
Autre point propre à 2026 : le TAL souligne que des changements réglementaires importants sont entrés en vigueur le 1er janvier 2026, et les propriétaires devraient suivre les indications mises à jour du TAL pour les avis et les démarches d’augmentation.
Ce que le propriétaire ne peut pas faire
Une différence souvent mal comprise : au Québec, il est illégal d’exiger un dépôt de garantie ou un dépôt pour dommages. En pratique, seul le premier mois de loyer peut être perçu d’avance. C’est une erreur fréquente chez les propriétaires qui arrivent d’autres villes canadiennes. Miser sur un dépôt comme filet de sécurité vous expose à des problèmes.
Autre point de conformité majeur : le propriétaire doit divulguer l’historique du loyer dans le bail. Il doit remplir la Section G et indiquer le loyer le plus bas payé au cours des 12 derniers mois (ou le loyer fixé par le TAL durant cette période).
Augmentations, renouvellements et délais d’avis en 2026
Comment fonctionnent les augmentations au Québec : repère, pas plafond
Le Québec ne fonctionne pas comme l’Ontario avec un plafond strict. Le TAL publie une recommandation de base et fournit des outils/formulaires pour calculer les ajustements. Pour 2026, le TAL a recommandé 3,1 % pour les baux renouvelés entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027, et 4,5 % pour les baux renouvelés au plus tard le 1er avril 2026.
Autrement dit : c’est un point de repère. Le chiffre final dépend des coûts réels de l’immeuble et de la documentation que vous pouvez appuyer.
À documenter : variations de taxes municipales, primes d’assurance, travaux importants qui se qualifient comme dépenses en capital, et tout élément exigé par le calcul du TAL. Un dossier propre évite les débats du type « faites-moi confiance ».
Liste de contrôle : renouvellement d’un bail de 12 mois
Pour un bail de 12 mois, le propriétaire doit transmettre un avis écrit de modification dans des délais précis — souvent 3 à 6 mois avant la fin du bail — et le locataire dispose ensuite d’un mois pour accepter ou refuser. Si les démarches ne sont pas faites correctement, le bail se renouvelle généralement selon les règles.
Point opérationnel clé : mettez des rappels. Les erreurs coûteuses surviennent surtout parce qu’un propriétaire manque une échéance, envoie un avis de la mauvaise façon, ou ne peut pas prouver la livraison quand c’est important.
Si le locataire refuse l’augmentation
Au Québec, la négociation fait partie du processus. Si le locataire refuse l’avis d’augmentation et qu’aucune entente n’est possible, le propriétaire a généralement un mois pour déposer une demande de fixation au TAL. Plus vous attendez, moins vous contrôlez le calendrier et l’issue. C’est là qu’une documentation rigoureuse devient un avantage concret.
Cession, transfert de bail et sous-location après le projet de loi 31
Cession vs sous-location : définitions simples
Ces notions sont souvent confondues :
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Sous-location : temporaire. Le locataire d’origine demeure généralement responsable du bail et du loyer, et prévoit revenir.
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Cession (transfert / cession de bail) : permanente. La nouvelle personne devient locataire et reprend les droits et obligations, notamment l’obligation de payer le loyer.
Processus « avis + délai de réponse »
Le projet de loi 31 a changé les règles du jeu. Depuis le 21 février 2024, un propriétaire peut refuser une cession pour un motif autre qu’un motif sérieux; dans ce cas, le bail est résilié à la date de cession indiquée dans l’avis du locataire.
Il y a aussi un délai à respecter : une fois que le propriétaire reçoit l’avis de cession du TAL, il dispose généralement de 15 jours pour répondre; sans réponse, la cession peut être réputée acceptée.
Protéger vos revenus lors d’une demande de transfert
Une cession n’est pas qu’une formalité. C’est un moment à risque pour vos revenus. Pour protéger votre revenu locatif :
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Vérifier le candidat qui remplace (pièce d’identité, fonds/revenu, références)
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Documenter l’état du logement avant le changement
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Confirmer la façon dont le loyer sera payé (méthode, date, preuve du premier paiement)
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Garder les communications organisées si le dossier devient contesté
Impôts pour les propriétaires à Montréal : fédéral et Québec
Qu’est-ce qu’un revenu de location (et comment il est imposé)
Au moment des impôts, il faut distinguer le revenu brut de location du revenu net de location. Le calcul est simple :
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Revenu brut de location (tout le loyer gagné)
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moins les dépenses admissibles / dépenses de location
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égale revenu net de location (ou une perte de location)
Le guide de l’ARC est clair : l’objectif est de déterminer le revenu brut, les dépenses que vous pouvez déduire et votre revenu net ou votre perte.
Le revenu de location est imposé : votre revenu de location imposable s’ajoute à vos autres revenus et est imposé selon votre taux marginal d’imposition. Il n’existe pas de « taux spécial » pour le revenu de location.
Formulaires fiscaux de base (aperçu simple)
Au fédéral, l’ARC encourage l’utilisation du formulaire T776 pour déclarer les revenus et dépenses de location pour l’année civile (du 1er janvier au 31 décembre), même si d’autres états financiers peuvent être acceptés.
Au Québec, vous déclarez aussi les revenus de location dans votre déclaration provinciale (TP-1), à partir de vos états financiers et de vos dossiers. Les détails varient selon la situation, donc gardez cette section simple et facile à remettre à votre comptable.
Conseil pratique : choisissez tôt votre façon de suivre revenus et dépenses — habitudes de type « comptabilité de caisse » ou approche plus courante d’exercice — puis restez cohérent lors de la préparation des états financiers.
Dépenses déductibles vs améliorations en capital
C’est là que la majorité des propriétaires se trompent.
L’ARC distingue les dépenses courantes et les dépenses en capital, et cette classification détermine quand vous pouvez déduire le coût.
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Les dépenses courantes sont des coûts réguliers à bénéfice à court terme : réparations mineures, entretien, plusieurs dépenses de location déductibles l’année où elles sont engagées.
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Les dépenses en capital procurent un bénéfice durable, améliorent l’immeuble au-delà de son état initial ou prolongent sa durée de vie : rénovations majeures et travaux structuraux (exemples classiques d’améliorations en capital).
Les dépenses courantes souvent déductibles incluent : taxes municipales, primes d’assurance, services publics, publicité et certains services professionnels.
Exemples concrets (et conformes au langage de l’ARC) :
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Les intérêts hypothécaires sont généralement déductibles; le remboursement du capital ne l’est pas.
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Les intérêts et frais bancaires liés au revenu de location peuvent être déductibles s’ils sont raisonnables.
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Les honoraires professionnels, comme les honoraires comptables et certains honoraires juridiques, peuvent être déductibles lorsqu’ils se rapportent à l’obtention du revenu (et non à des dépenses personnelles).
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Les frais de gestion et d’administration (si vous payez un gestionnaire) font généralement partie des dépenses de location.
L’erreur classique : traiter une rénovation comme une réparation. L’ARC regarde si une dépense est courante ou en capital, et si elle crée une valeur à long terme.
Surveillez aussi la règle de proportion : si vous louez une partie de votre résidence, vous ne pouvez déduire que la portion des dépenses admissibles liée à l’espace loué (par exemple, une partie des taxes municipales et des services publics). C’est particulièrement important pour les logements au sous-sol et les duplex occupés par le propriétaire.

DPA (CCA) : quand c’est utile et quand ça se retourne contre vous
La déduction pour amortissement (DPA) — aussi appelée capital cost allowance — est le mécanisme fiscal qui permet d’étaler la déduction de certains coûts en capital. Si vous demandez la DPA, vous réduisez votre revenu imposable aujourd’hui, mais vous pouvez créer des conséquences plus tard.
Pourquoi ça peut aider : payer moins d’impôt dans une année où le revenu est élevé.
Pourquoi ça peut nuire : à la vente, vous pourriez avoir une reprise de DPA, et cela peut influencer votre coût de base rajusté et les calculs de coût en capital non amorti.
C’est un point où « parlez à un comptable » n’est pas un cliché : la DPA peut être utile, mais elle modifie vos implications fiscales à long terme.
Administration fiscale propre au Québec à ne pas manquer
Feuillets RL-31 (définition + échéance annuelle)
Au Québec, le RL-31 est une vraie obligation administrative. Revenu Québec indique que les propriétaires doivent remettre les feuillets RL-31 aux locataires et sous-locataires au plus tard le 28 février 2026 (pour l’année visée).
À suivre pendant l’année : noms exacts, détails du logement, personnes qui occupent réellement le logement, dates de bail. Attendre la dernière semaine de février, c’est la recette des erreurs.
Locations de courte durée et taxes de vente (TPS/TVQ) : seulement si pertinent
Si vous exploitez des séjours courts, les règles peuvent changer rapidement : inscription, taxes et tenue de livres diffèrent d’une location résidentielle classique. Si votre activité commence à ressembler à un revenu d’entreprise (services, rotations fréquentes), demandez un avis professionnel tôt et gardez des dossiers impeccables dès le départ.
Protéger vos revenus locatifs : des systèmes qui fonctionnent
Sélection des locataires pour réduire le risque de non-paiement
Comme les dépôts ne sont pas permis, la sélection devient votre première protection :
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Vérification de l’identité (la personne correspond à la demande)
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Preuve de revenu ou de fonds
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Références (incluant d’anciens propriétaires lorsque possible)
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Vérifications de crédit avec consentement, si vous les utilisez
C’est aussi là que vous filtrez les dossiers à risque avant l’emménagement : récits incohérents, refus de vérifications de base ou comportement laissant croire qu’un locataire pourrait tenter d’éviter de payer le loyer.
Encaissement du loyer et habitudes de documentation
Traitez la perception du loyer comme un système, pas comme une discussion :
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Méthode de paiement claire
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Reçus et confirmations
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Rappels avant l’échéance
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Procédure de retard avec avis écrits
L’ARC s’attend à ce que le revenu de location soit déclaré, et l’omission répétée peut entraîner des pénalités. La façon la plus simple de rester solide : compte bancaire séparé, registre de loyers propre et exports mensuels à remettre à votre comptable.
Stratégie d’entretien pour éviter les pertes
Protéger vos revenus, c’est aussi prévenir des dommages qui deviennent coûteux :
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Vérifications saisonnières (plomberie, fenêtres, avertisseurs de fumée, ventilation)
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Liste de fournisseurs (électricien, plombier, technicien d’appareils, entretien ménager)
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Limites d’approbation (ce qui est automatique vs ce qui requiert votre accord)
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Plan d’urgence (fuite, serrure, panne de chauffage)
Assurances : attentes du propriétaire et du locataire
Le propriétaire doit avoir une assurance adéquate. Plusieurs propriétaires exigent aussi une assurance locataire (responsabilité + biens). Si vous demandez une preuve, assurez-vous que c’est écrit clairement et appliqué de façon uniforme.
Tenue de dossiers solide en cas de litige ou de vérification
Pour défendre une augmentation, une réparation ou une déduction fiscale, vous avez besoin de preuves. Conservez des dossiers numériques pour :
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Bail et avis
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Photos à l’entrée et à la sortie
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Bons de travail et factures
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Courriels/messages (surtout sur les réparations ou conflits)
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Dossier fiscal annuel : totaux, catégories de dépenses, reçus, dépenses payées d’avance
Conformité à Montréal et normes d’entretien : obligations du propriétaire
Entretien et réalité « ne pas laisser se détériorer »
Le règlement municipal 23-016 de Montréal est clair : il est interdit de laisser un immeuble se détériorer.
Dans les faits, cela vise notamment :
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Infiltrations d’eau menant à la moisissure
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Problèmes persistants de parasites
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Escaliers, garde-corps, balcons ou serrures dangereux
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Pannes chroniques de plomberie ou de chauffage
Un immeuble mal entretenu devient un risque de conformité et un risque financier : les réparations coûtent plus cher, les vacances s’allongent et les litiges se multiplient.
Liste de contrôle : remise en location
Un processus cohérent entre départ et arrivée réduit la vacance et les plaintes :
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Inspection finale + photos
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Grand ménage (cuisine, salle de bain, zones oubliées)
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Réparations mineures immédiates
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Tests : appareils, chauffage, eau chaude
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Confirmation des inclusions (internet, services)
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Dossier de bail et remise des accès prêts
Façons courantes de perdre de l’argent (et comment les éviter)
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Sous-évaluer le loyer, puis tenter de rattraper avec une hausse trop forte (le coût du roulement dépasse souvent le gain)
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Inclusions floues : « services inclus » ou « internet inclus » quand ce n’est pas vrai
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Photos insuffisantes à l’entrée (les litiges deviennent complexes)
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Réparations lentes qui deviennent des réparations coûteuses
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Gestion maladroite des avis et des échéances (hausses, renouvellements, réponses aux cessions)
Et n’oubliez pas la Section G : ne pas divulguer le plus bas loyer des 12 derniers mois crée des conflits évitables et nuit à la confiance dès le départ.
Boîte à outils du propriétaire (à conserver)
Calendrier sur 12 mois (janvier à décembre)
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Janvier–février : préparer les RL-31, nettoyer les dossiers de fin d’année, concilier le registre des loyers
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28 février : date limite RL-31
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Printemps : planifier l’entretien préventif, ventilation, fenêtres/toiture
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Début été : préparation des turnovers du 1er juillet, réserver ménage et entrepreneurs
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Automne : budget, renouvellements d’assurance, préparation à l’hiver
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Toute l’année : fenêtres d’avis de renouvellement (rappels pour chaque bail)
Liste « protection des revenus »
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Sélection : identité, fonds/revenu, références, vérifications avec consentement
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Bail + Section G remplie correctement
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Constat d’état : photos, notes, signatures
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Entretien : fournisseurs + plan d’urgence
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Impôts : classement mensuel des revenus et dépenses + reçus
Modèles imprimables (optionnel)
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Liste d’entrée (check-list)
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Journal de réparations
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Registre des loyers
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Liste de contacts fournisseurs
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Feuille de résumé fiscal annuel
Options Montreal-Aparthotel pour les propriétaires
Idéal pour les propriétaires qui veulent garder le contrôle et réduire les frais : vous gérez les demandes, les réservations, le ménage et l’entretien, tout en utilisant la plateforme pour rejoindre des locataires qui cherchent des séjours meublés.
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Conclusion
Montréal récompense les propriétaires qui gèrent leur location comme une vraie opération : avis conformes, documentation claire, prix réaliste et entretien rapide. Quand votre immeuble locatif est bien géré, vous protégez plus que le loyer : vous protégez votre temps, votre réputation et la valeur à long terme. Gardez vos dossiers fiscaux propres, classez correctement vos dépenses déductibles, respectez les règles du Québec et mettez en place des systèmes qui réduisent les surprises.
FAQ
Quelle est la recommandation du TAL pour l’augmentation de loyer en 2026 et comment l’utiliser?
Le TAL a recommandé 3,1 % pour les renouvellements du 2 avril 2026 au 1er avril 2027, et 4,5 % pour les renouvellements au plus tard le 1er avril 2026. C’est une recommandation, pas un plafond strict; le résultat dépend des coûts et des preuves.
Les propriétaires peuvent-ils exiger un dépôt au Québec?
Les dépôts de garantie/dommages ne sont pas permis comme dans plusieurs provinces; en pratique, seul le premier mois de loyer peut être perçu à l’avance.
Qu’est-ce qui a changé avec les cessions de bail après le projet de loi 31?
Depuis le 21 février 2024, un propriétaire peut refuser une cession pour un motif autre qu’un motif sérieux; dans ce cas, le bail prend fin à la date indiquée. Les délais de réponse restent essentiels.
Quelles dépenses peut-on déduire et qu’est-ce qui est une dépense en capital?
L’ARC permet de déduire des dépenses raisonnables pour gagner un revenu de location et distingue dépenses courantes et dépenses en capital. Les réparations sont souvent courantes; les améliorations durables sont en capital et se déduisent généralement au fil du temps via la DPA.
Dois-je remettre des RL-31?
Oui, si vous êtes tenu de produire des RL-31 pour un logement admissible où un loyer a été payé ou payable au 31 décembre. La date limite 2026 est le 28 février.
Comment réduire le risque de non-paiement sans dépôts?
Une meilleure sélection, des règles de paiement claires, des avis cohérents et une documentation complète. Au Québec, votre filet de sécurité, c’est votre processus.
Devrais-je autogérer ou engager un gestionnaire?
Autogérez si vous êtes local, disponible et organisé. Pensez à de l’aide si vous êtes à l’extérieur, si vous gérez des locations meublées ou plusieurs unités. Pour gagner en visibilité sur des locations meublées, soumettez votre appartement ici : https://montreal-aparthotel.com/proprietaires




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